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 <title>AnthropoWeb</title>
 <subtitle><![CDATA[AnthropoWeb.com, Le Portail des Sciences Humaines
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 <updated>2026-04-17T23:38:03+02:00</updated>
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   <title>Introduction : Anthropologie et pragmatique</title>
   <updated>2010-09-29T18:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.anthropoweb.com/Introduction-Anthropologie-et-pragmatique_a153.html</id>
   <category term="Anthropologie " />
   <published>2010-09-29T18:19:00+02:00</published>
   <author><name>Carlo Severi, Julien Bonhomme</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
extrait de Paroles en actes, Cahiers d'anthropologie sociale n°5 « Selon nous, le sens d’un mot, d’une phrase ou d’une locution est la modification effective qu’apporte l’énoncé dans la situation à laquelle il est uni. [...] La formule magique n’est ni une conversation, ni une prière, ni une déclaration, ni une information. Qu’est-elle alors ? [...] Nous avons conclu que la signification d’une incantation réside dans l’effet que produisent les mots dans leur contexte rituel. » Bronislaw Malinowski, « Théorie ethnographique du mot magique », Jardins de Corail, Paris, La Découverte, 2002 [1965], pp. 316-324 (trad. adaptée).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.anthropoweb.com/photo/art/default/2379162-3331559.jpg?v=1289628743" alt="Introduction : Anthropologie et pragmatique" title="Introduction : Anthropologie et pragmatique" />
     </div>
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      <p>L&rsquo;acte verbal n&rsquo;est pas seulement  pris dans une interaction sociale, il peut en &ecirc;tre la source, l&rsquo;instrument ou  l&rsquo;enjeu. Cet aspect pragmatique de la parole a depuis longtemps int&eacute;ress&eacute; les  ethnologues, comme en t&eacute;moigne la citation de Malinowski en exergue : pour lui,  le sens d&rsquo;une proposition est pleinement comparable &agrave; un acte efficace. Cette intuition  forte est pourtant rest&eacute;e sans v&eacute;ritable &eacute;cho ou, du moins, n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement  prise au s&eacute;rieux. Pour les linguistes, la pragmatique se limite en effet &agrave; l&rsquo;&eacute;tude  de tout ce qui, des conditions du contexte de l&rsquo;&eacute;nonciation, est explicitement formul&eacute;  &agrave; travers des moyens appartenant &agrave; la langue. De ce fait, si l&rsquo;efficacit&eacute;  sociale de l&rsquo;interaction verbale est souvent &eacute;voqu&eacute;e, elle r&eacute;siste en r&eacute;alit&eacute;  largement &agrave; l&rsquo;analyse anthropologique. En somme, ce qui para&icirc;t analysable d&rsquo;un  point de vue linguistique &eacute;merge comme un r&eacute;sidu de l&rsquo;analyse des  anthropologues, et vice-versa.<br>
<br><p>Il  appara&icirc;t alors clairement que l&rsquo;enjeu de cette rencontre manqu&eacute;e entre  linguistique et anthropologie porte sur la d&eacute;finition du concept de &laquo; contexte  &raquo; : strictement limit&eacute; aux moyens linguistiques d&rsquo;expression pour les uns, il  est n&eacute;cessairement &eacute;largi &agrave; d&rsquo;autres formes de communication pour les autres.  Comment, par cons&eacute;quent, imaginer un style d&rsquo;analyse capable d&rsquo;inclure les  acquis techniques de l&rsquo;analyse des linguistes, mais aussi de tenir pleinement  compte de l&rsquo;apport des moyens de communication non linguistiques ? Comment  articuler une approche fond&eacute;e sur l&rsquo;identification des indices linguistiques du  contexte et une approche centr&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;tude des modalit&eacute;s sociales de l&rsquo;interaction  ? Et peut-on &agrave; partir de cette perspective crois&eacute;e jeter un regard nouveau sur  la communication rituelle ? C&rsquo;est autour de ces questions que s&rsquo;organisent les contributions  au pr&eacute;sent volume. <br>
<br><p>Les  deux premiers articles posent les enjeux du d&eacute;bat en les resituant dans l&rsquo;histoire  des disciplines linguistique et anthropologique. &Agrave; partir d&rsquo;une &eacute;tude de la  parole pr&ecirc;t&eacute;e aux artefacts dans le contexte de rituels fun&eacute;raires de la Gr&egrave;ce  archa&iuml;que, Carlo Severi pr&eacute;sente un nouveau concept d&rsquo;&laquo; ench&acirc;ssement &raquo; pour  int&eacute;grer communication visuelle et exercice de la parole. En contrepoint de  cette analyse, Alan Rumsey propose une d&eacute;finition du concept de contexte  largement inspir&eacute;e par l&rsquo;anthropologie linguistique nord-am&eacute;ricaine. En  d&eacute;veloppant de mani&egrave;re originale certains des fondements de cette tradition, il  examine des exemples de dialogues rituels et non-rituels en Papouasie Nouvelle-Guin&eacute;e.  Il en conclut que le travail des anthropologues peut enrichir et renouveler la  recherche des linguistes dans le domaine de la pragmatique. <br>
<br><p>Les  contributions de Pierre D&eacute;l&eacute;age et William Hanks s&rsquo;int&eacute;ressent aux usages de la  parole dans des traditions chamaniques am&eacute;rindiennes. Comment parvenir &agrave;  &eacute;tablir un terrain d&rsquo;entente entre le sp&eacute;cialiste rituel et son patient, alors  m&ecirc;me que tout semble au contraire concourir &agrave; l&rsquo;emp&ecirc;cher ? L&rsquo;incertitude et  l&rsquo;opacit&eacute; linguistiques contribuent paradoxalement &agrave; faire &eacute;merger un contexte  de communication distinct de la conversation ordinaire. L&rsquo;int&eacute;gration  progressive de diff&eacute;rentes d&eacute;finitions du cadre de l&rsquo;acte verbal &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur  de la situation de communication permet finalement l&rsquo;engendrement d&rsquo;un espace  de co-production du sens. <br>
<br><p>&Agrave;  partir de l&rsquo;exemple singulier des &laquo; vols de sexe &raquo; en Afrique, Julien Bonhomme explore  les formes d&rsquo;interaction et de communication qu&rsquo;implique la propagation d&rsquo;une rumeur  de sorcellerie. En se focalisant sur le d&eacute;tail des situations et des  &eacute;nonciations, l&rsquo;auteur pr&ecirc;te une attention particuli&egrave;re au type d&rsquo;attitude  &eacute;pist&eacute;mique que la rumeur suscite du point de vue des acteurs. <br>
<br><p> Les  contributions de Fran&ccedil;ois Berthom&eacute; et Luc Boltanski portent sur la question de  la r&eacute;flexivit&eacute; du contexte d&rsquo;&eacute;nonciation. Lorsque des acteurs s&rsquo;interrogent de mani&egrave;re  r&eacute;flexive sur ce qu&rsquo;ils sont en train de faire, c&rsquo;est la d&eacute;finition m&ecirc;me du cadre  de l&rsquo;interaction verbale qui devient l&rsquo;enjeu central de la communication. La notion  de cadre d&rsquo;interaction joue en effet un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans les rituels de  conciliation analys&eacute;s par Fran&ccedil;ois Berthom&eacute;, mais aussi dans les &eacute;v&eacute;nements  plus quotidiens &eacute;voqu&eacute;s par Luc Boltanski dans son article qui nous offre  l&rsquo;&eacute;clairage d&rsquo;une sociologie pragmatique susceptible d&rsquo;enrichir de mani&egrave;re  f&eacute;conde les perspectives<br>
  anthropologiques et  linguistiques. <br>
<br><p> Au-del&agrave;  de sa grammaire et de sa s&eacute;mantique, l&rsquo;acte verbal r&eacute;v&egrave;le en d&eacute;finitive un  espace d&rsquo;interaction o&ugrave; le lien social peut se d&eacute;ployer &agrave; travers l&rsquo;exercice du  langage. On peut donc dire dans cette perspective que toute parole est &laquo; parole  en actes &raquo;.</p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul>  <li class="list"><strong>Introduction extrait de <a class="link" href="http://www.anthropoweb.com/Paroles-en-actes-Cahiers-d-anthropologie-sociale-n-5_a126.html">Paroles en actes, Cahiers d'anthropologie sociale n°5</a>, Carlo Severi et Julien Bonhomme dir., Editions L'Herne</strong></li>  </ul></li>  <span>&nbsp;</span>&nbsp;<br /><div><ul>  <li class="list"><strong>Ecouter <a class="link" href="http://www.anthropoweb.com/downloads/files/92741/">l'entretien de Salvatore D'Onofrio</a>  sur les Cahiers d'anthropologie sociale</strong></li>  </ul></li>  </div>
     </div>
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