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 <title>AnthropoWeb</title>
 <subtitle><![CDATA[AnthropoWeb.com, Le Portail des Sciences Humaines
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 <updated>2026-08-14T08:35:01+02:00</updated>
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   <title>Andolo : l'art funéraire Sakalava à Madagascar - Prélude</title>
   <updated>2010-05-19T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.anthropoweb.com/Andolo-l-art-funeraire-Sakalava-a-Madagascar-Prelude_a114.html</id>
   <category term="Anthropologie " />
   <photo:imgsrc>https://www.anthropoweb.com/photo/art/imagette/2087735-2898301.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-04-30T16:53:00+02:00</published>
   <author><name>Sophie Goedefroit, Jacques Lombard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce livre est un récit sur le temps, sur l’éclosion d’une époque, sur cette rencontre unique entre ceux qui appartiennent à un même monde et ce qui en est dit dans un tombeau qui fixe l’absolu du présent, l’offrant à la tentation de l’éternité dans une fiction de la condition humaine.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.anthropoweb.com/photo/art/default/2087735-2898301.jpg?v=1289628732" alt="Andolo : l'art funéraire Sakalava à Madagascar - Prélude" title="Andolo : l'art funéraire Sakalava à Madagascar - Prélude" />
     </div>
     <div>
        Nous ne sommes pas l&agrave; dans la fuite m&eacute;canique du  temps, dans un mouvement o&ugrave; l&rsquo;on peut se pencher vers l&rsquo;avant ou vers l&rsquo;arri&egrave;re  mais dans ces moments sublimes, ces &laquo;&nbsp;temps purs&nbsp;&raquo; chers &agrave; Marcel  Proust o&ugrave; le pass&eacute; est perm&eacute;able au futur quand chacun se dissout avec  d&eacute;lices&nbsp; dans l&rsquo;&eacute;cho du tout, de  l&rsquo;universel. Quand la mort est le vrai miroir de la vie.<br>
  C&rsquo;est le  temps contre l&rsquo;horloge impavide du travail, contre le temps qui gagne du temps,  contre le temps qui s&rsquo;essouffle &agrave; compter le temps. C&rsquo;est seulement le temps du  d&eacute;sir, du sexe, de l&rsquo;amour, le temps sans attente, sans fin et sans espace.  L&rsquo;&eacute;ternit&eacute; du d&eacute;sir comme r&eacute;v&eacute;lation de Dieu. L&rsquo;exaltation de la vie, le  d&eacute;sordre du sexe sur les l&egrave;vres de la mort.<br>
  L&rsquo;art fun&eacute;raire des Sakalava(1) apporte &agrave; sa mani&egrave;re les ferments d&rsquo;une r&eacute;flexion g&eacute;n&eacute;rale qu&rsquo;il distille ici  dans une formulation particuli&egrave;re. <br>
  En quoi l&rsquo;architecture fun&eacute;raire est-elle &agrave; la fois  &laquo;&nbsp;la transfiguration d&rsquo;un mythe dans l&rsquo;image&nbsp;&raquo;, selon la formule de  Vernant (G&eacute;orgoudy et Vernant, 1996), et l&rsquo;expression la plus tangible, mais  aussi la plus originale, d&rsquo;un certain rapport au monde, d&rsquo;une certaine  conception de l&rsquo;univers et de la destin&eacute;e&nbsp;? Comment le tombeau traduit-il  dans sa structure et son registre ornemental les r&eacute;alit&eacute;s de l&rsquo;&eacute;poque, de  chaque &eacute;poque, de telle sorte que l&rsquo;on puisse dire que l&rsquo;art fun&eacute;raire est, &agrave;  sa mani&egrave;re, une &laquo;&nbsp;histoire&nbsp;&raquo; de la soci&eacute;t&eacute; sakalava, une &eacute;nonciation  originale qui permet de la penser dans sa globalit&eacute; et dans son &eacute;volution&nbsp;?  Pourquoi dit-on que le tombeau du roi est une &oelig;uvre parfaite et absolue,  l&rsquo;image du souverain, repr&eacute;sentant de Dieu sur terre et un mod&egrave;le pour son  peuple&nbsp;? Qu&rsquo;entendons-nous lorsque nous affirmons que les anc&ecirc;tres sont  les vrais modernes et que les sculpteurs sont &agrave; leur mani&egrave;re les artisans et  les accoucheurs de cette modernit&eacute;&nbsp;? Pourquoi et par quels d&eacute;tours de  l&rsquo;histoire des statues aux caract&egrave;res sexuels affirm&eacute;s ou encore des  personnages figur&eacute;s dans des positions amoureuses les plus diverses sont-ils  apparus dans les n&eacute;cropoles sakalava, r&eacute;veillant ainsi notre r&eacute;flexion sur la  proximit&eacute; du sexe, de l&rsquo;amour et de la mort dans de nombreuses soci&eacute;t&eacute;s  humaines&nbsp;? Et enfin que doit-on penser de la disparition de la sculpture  fun&eacute;raire en pays sakalava, au moment m&ecirc;me o&ugrave; la plupart de ces &oelig;uvres  rejoignaient nos mus&eacute;es&nbsp;?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br>C&rsquo;est l&rsquo;objet, la sculpture,  le talisman qui forment ici l&rsquo;&eacute;nonc&eacute;, qui explicitent et dessinent la  trajectoire de toute une soci&eacute;t&eacute;. Comme tous les m&eacute;canismes qui assurent  l&rsquo;expression du pouvoir et du social dans le monde sakalava, l&rsquo;&eacute;rection d&rsquo;un  tombeau appara&icirc;t comme une tradition qui n&rsquo;en est pas une. On ne parle jamais,  sur ces monuments fun&eacute;raires, que de ce qui est parfaitement contemporain de la  m&ecirc;me mani&egrave;re que le poss&eacute;d&eacute;, pourtant habit&eacute; par l&rsquo;esprit d&rsquo;un roi des p&eacute;riodes  les plus anciennes, n&rsquo;interviendra que sur les questions les plus actuelles. En  ce sens, les anc&ecirc;tres sont les vrais modernes et ces deux pratiques sociales  sont comparables. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un poss&eacute;d&eacute;, innocent de son discours(2),  apporte un certain nombre de r&eacute;ponses, tout &agrave; la fois originales et  n&eacute;cessaires, aux probl&egrave;mes du moment. L&rsquo;art politique du poss&eacute;d&eacute; se joue dans  cette dialectique subtile o&ugrave; il doit savoir l&eacute;gitimer, au nom du pass&eacute; le plus  recul&eacute;, de nouvelles mani&egrave;res de faire et de voir emprunt&eacute;es &agrave; l&rsquo;air du temps,  pour d&eacute;nouer des situations difficiles mais sans jamais aller trop loin. Le  sculpteur de son c&ocirc;t&eacute;, en application de principes imm&eacute;moriaux, invente des  formes plastiques qui formalisent, cas par cas et d&rsquo;une mani&egrave;re sp&eacute;cifique, des  innovations sociales, politiques ou religieuses et ainsi les qualifient.<br>
De cette mani&egrave;re, le sculpteur n&rsquo;est pas prisonnier d&rsquo;une  forme d&rsquo;expression canonique. Au contraire, on attend de lui qu&rsquo;il formule une  bonne proposition comme le conteur qui choisit les motifs de son r&eacute;cit en  fonction de la nature de son public. Chaque conte pourtant &eacute;nonc&eacute; diff&eacute;remment  veill&eacute;e apr&egrave;s veill&eacute;e appara&icirc;tra&nbsp;  n&eacute;anmoins toujours le m&ecirc;me. Cet aller-retour entre l&rsquo;artiste et son  &laquo;&nbsp;public&nbsp;&raquo; voit s&rsquo;effectuer la rencontre complexe d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments aussi  divers que la sensibilit&eacute; et le plaisir esth&eacute;tique qui portent une &eacute;poque, les  savoir-faire et les techniques, les r&egrave;gles de la hi&eacute;rarchie sociale, les  principes de l&rsquo;astrologie&hellip; De l&agrave; doit na&icirc;tre une &oelig;uvre qui porte un sens parce  qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans chaque modernit&eacute;, dans la coagulation de chaque &eacute;poque.  Une &oelig;uvre bien re&ccedil;ue qui pla&icirc;t est alors consid&eacute;r&eacute;e comme portant une v&eacute;rit&eacute;  qui ne peut s&rsquo;exprimer que de cette mani&egrave;re, et c&rsquo;est bien l&agrave; la signification  profonde de l&rsquo;art fun&eacute;raire.</p>
<p><br>Le premier chapitre, &laquo;&nbsp;Saga<em> sakalava</em>&nbsp;&raquo;, est une pr&eacute;sentation  de la p&eacute;riode historique qui rassemble plus de trois si&egrave;cles et sert de cadre &agrave;  notre propos. P&eacute;riode homog&egrave;ne dans son d&eacute;veloppement interne comme dans ses  relations avec l&rsquo;ext&eacute;rieur qui correspond &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence, l&rsquo;expansion et &agrave;  l&rsquo;effondrement d&rsquo;un syst&egrave;me politique. La royaut&eacute; sakalava du Menabe s&rsquo;est mis  en place au d&eacute;but du xviie  si&egrave;cle, un si&egrave;cle apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e des Europ&eacute;ens dans la Grande &Icirc;le(3), et  dispara&icirc;t &agrave; la fin du xixe  si&egrave;cle avec la conqu&ecirc;te coloniale fran&ccedil;aise(4). Les  rois Sakalava se sont alors appuy&eacute;s sur la traite des esclaves et le commerce  avec les Occidentaux pour d&eacute;velopper leur h&eacute;g&eacute;monie sur l&rsquo;ensemble de la c&ocirc;te  ouest. Dans le m&ecirc;me temps, l&rsquo;influence grandissante de l&rsquo;Europe et l&rsquo;&eacute;volution  du contexte international&nbsp; ne leur a pas  laiss&eacute; &laquo;&nbsp;le temps historique&nbsp;&raquo; d&rsquo;une consolidation politique alors  que l&rsquo;essentiel des institutions d&rsquo;un pouvoir fort et centralis&eacute; &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en  place. Nous verrons comment les diff&eacute;rents tombeaux royaux qui marquent dans  l'espace l'histoire du royaume sakalava apparaissent comme une v&eacute;ritable&nbsp; mise en sc&egrave;ne d'une id&eacute;ologie politique et  religieuse qui place le souverain au centre de l&rsquo;univers. Ce chapitre doit nous  permettre de comprendre de quelle mani&egrave;re ces &eacute;difices serviront  progressivement de mod&egrave;les pour la construction des tombeaux des nobles, des  roturiers et, plus tard, des esclaves.<br>
Les  &eacute;l&eacute;ments constitutifs du temps de cette royaut&eacute; peuvent donc &ecirc;tre mis en relation  les uns avec les autres &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du cadre ainsi d&eacute;fini sans souffrir d&rsquo;un  effet d&rsquo;anachronisme. En ce sens, les sources orales cit&eacute;es sont li&eacute;es &agrave; cette  histoire politique et proviennent, au plus loin que l&rsquo;on se place, d&rsquo;une  r&eacute;interpr&eacute;tation de sources plus anciennes. De m&ecirc;me, les institutions  actuelles, sociales et religieuses, encore actives en pays sakalava, ont  conserv&eacute; des liens &eacute;troits avec les institutions plus anciennes du royaume  comme les rituels de possession et la circoncision. Mais cela est encore plus  vrai pour l&rsquo;art fun&eacute;raire qui permet de tirer un fil entre l&rsquo;aube de la royaut&eacute;  et les rituels &laquo;&nbsp;folkloris&eacute;s&nbsp;&raquo; les plus contemporains.</p>
<p><br>Les deux chapitres suivants sont sym&eacute;triques et  s&rsquo;organisent autour de l&rsquo;axe central du <em>vinta</em>.  Le <em>vinta,</em> l&rsquo;astrologie, r&eacute;v&egrave;le une  mani&egrave;re particuli&egrave;re de penser le monde naturel comme une projection en miroir  du monde surnaturel. Tout acte, toute activit&eacute; humaine doit se conformer &agrave;  l&rsquo;&eacute;quilibre n&eacute;cessaire entre ces deux mondes. Notre propos n&rsquo;est pas de  d&eacute;velopper ici une analyse des principes qui fondent le syst&egrave;me astrologique  malgache dans son ensemble. C&rsquo;est dans l&rsquo;accumulation&nbsp; de ses applications &agrave; toutes sortes de  rituels particuliers, &agrave; partir de quelques principes g&eacute;n&eacute;raux, que la  connaissance astrologique s&rsquo;est progressivement constitu&eacute;e. On peut dire &agrave; cet  &eacute;gard que chaque devin revendique sa mani&egrave;re propre d&rsquo;adapter les principes de  l&rsquo;astrologie &agrave; tel rituel ou &agrave; tel autre et qu&rsquo;il &laquo;&nbsp;invente&nbsp;&raquo; &agrave;  chaque fois des solutions sp&eacute;cifiques. Ces r&egrave;gles s&rsquo;appliquent &eacute;galement &agrave; la  confection de tout objet, notamment les talismans, et la forme originale ainsi  obtenue, par le jeu d&rsquo;associations multiples entre des &eacute;l&eacute;ments distincts du  monde min&eacute;ral, v&eacute;g&eacute;tal et animal symboliques du mouvement de l&rsquo;univers, est une  interpr&eacute;tation, un diagnostic &eacute;tabli en fonction du cas examin&eacute;, toujours  nouveau, toujours diff&eacute;rent. Dans cette m&ecirc;me logique, l&rsquo;art fun&eacute;raire  repr&eacute;sente une forme complexe d&rsquo;&eacute;nonciation qui se hisse &agrave; la dimension  historique et spatiale d&rsquo;un royaume. <br>
  Notre intention est donc de d&eacute;cliner de mani&egrave;re  formelle quelques exemples des oppositions qui dominent la repr&eacute;sentation  sakalava de l&rsquo;univers en &eacute;tablissant des face-&agrave;-face signifiants. &laquo;&nbsp;La  gen&egrave;se de l&rsquo;&ecirc;tre humain&nbsp;&raquo;r&eacute;pond  ainsi &agrave; &laquo;&nbsp;Un anc&ecirc;tre en devenir&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;La maison&nbsp;&raquo; des  vivants au &laquo;&nbsp;Tombeau&nbsp;&raquo; des anc&ecirc;tres, &laquo;&nbsp;Le village&raquo; &agrave; &laquo;&nbsp;La  n&eacute;cropole&nbsp;&raquo;. Ces deux chapitres, enfin, constituent une d&eacute;monstration du  fonctionnement de diff&eacute;rents modes de communication entre les deux mondes &agrave;  travers la pri&egrave;re, la possession, la circoncision.<br>
  Loin de vouloir nous livrer &agrave; une pr&eacute;sentation de la  soci&eacute;t&eacute; sakalava dans son ensemble, si toutefois une telle chose &eacute;tait  possible, nous avons choisi et retenu des exemples jug&eacute;s significatifs pour  notre propos estimant qu&rsquo;ils pouvaient suffire &agrave; approcher la logique profonde  des pratiques sociales et religieuses sakalava. Cette logique est d&rsquo;ailleurs  explor&eacute;e au plus pr&egrave;s par un effet de kal&eacute;idoscope, de mise en relation de  mat&eacute;riaux les uns avec les autres, interviews, r&eacute;cits, contes, objets... qui,  en s&rsquo;&eacute;clairant r&eacute;ciproquement, contribuent &agrave; une meilleure compr&eacute;hension de la  question trait&eacute;e. Ainsi, les conceptions, les pratiques dont nous parlons sont  constamment en acte car nous avons voulu &eacute;viter de les r&eacute;duire &agrave; leur seule  radiographie symbolique.</p>
<p><br>Les trois derniers chapitres, &laquo;&nbsp;L&rsquo;image du  divin&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;L&rsquo;efflorescence de l&rsquo;art&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;La r&eacute;jouissance  des morts&nbsp;&raquo; font pendant aux trois premiers. &laquo;&nbsp;L&rsquo;image du  divin&nbsp;&raquo; doit nous permettre de comprendre en quoi le tombeau constitue la  forme la plus achev&eacute;e du talisman, objet de m&eacute;diation par excellence entre les  deux mondes, et en quoi, pr&eacute;cis&eacute;ment, le tombeau du roi permet d&rsquo;aboutir au  mod&egrave;le parfait du divin sur terre, v&eacute;ritable ic&ocirc;ne, pr&eacute;sent&eacute;e au regard de  tous. Dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;efflorescence de l&rsquo;art&nbsp;&raquo;, on d&eacute;couvrira le devenir de  cette architecture apr&egrave;s l&rsquo;effondrement de l&rsquo;appareil monarchique sakalava.  L&rsquo;&eacute;mancipation des formes de la sculpture qui en r&eacute;sulte sera l&rsquo;occasion  d&rsquo;offrir une analyse stylistique de cette production plastique avant d&rsquo;aborder,  dans &laquo;&nbsp;La r&eacute;jouissance des morts&nbsp;&raquo;, le r&ocirc;le et le travail du  sculpteur qui, dans l&rsquo;h&eacute;ritage de tout un savoir-faire, formalise les  innovations sociales.</p>
     </div>
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      <p><em><strong>Notes</strong></em></p>
<p>1. Soci&eacute;t&eacute; de la c&ouml;te ouest de Madagascar qui compte quelque deux cent mille individus</p>
<p>2. La personne habit&eacute;e par un esprit est cens&eacute;e de ce qui sera dit au cours de la s&eacute;ance de possession</p>
<p>3. Au tout d&eacute;but du XVIe si&egrave;cle, avec l'amiral portugais Tristan Da Cuhna</p>
<p>4. Au moment du d&eacute;barquement du corps expeditionnaire fran&ccedil;ais en 1895    </p>
     </div>
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     <div>
      <strong><em>Extrait de </em><a class="link" href="http://anthropoweb.com/Andolo-l-art-funeraire-Sakalava-a-Madagascar_a113.html" target="_blank">Andolo : l'art funéraire Sakalava à Madagascar</a>  <em>, Sophie Goedefroit, Jacques Lombard, Editions Biro, Coéditions Institut de recherche pour le Développement, 2007, 239p. &nbsp;</em></strong>
     </div>
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