La Musique n'a pas d'auteur, Gradhiva n°12 Revue d'anthropologie et d'histoire des arts



En librairie le 24 novembre


Commander <em>La musique n'a pas d'auteur</em>
Commander La musique n'a pas d'auteur

Coordonné et présenté par Christine Guillebaud, Victor A. Stoichita et Julien Mallet

À l’heure où la propriété intellectuelle fait l’objet d’un large débat en France, et à l’échelle de différentes organisations internationales, comment se cristallise-t-elle dans différentes sociétés du Monde ?
Ce douzième numéro de la revue Gradhiva interroge les notions clés liées au copyright et à la création, à partir d’analyses centrées sur la musique. Il rappelle les conditions historiques d’émergence des notions d’œuvre et d’auteur et la difficulté soulevée par leur extension à d'autres cadres culturels. Les études rassemblées dans ce numéro constituent des « ethnographies du copyright » au sens où chacune, à sa manière, tente de suivre au plus près les principes vernaculaires de la propriété des idées musicales. Elles détaillent pour cela des situations de performance, des marchés conclus ou des mésententes, dans leurs spécificités culturelles, mais aussi dans leur confrontation aux principes et pratiques, désormais mondialisés, de la propriété intellectuelle.


Création occidentale, le copyright musical est une réalité nouvelle dont le caractère « international » ne va pas de soi. Au-delà de son titre provocateur, ce douzième numéro de la revue Gradhiva questionne les notions clés liées au droit d’auteur et à la création à partir d’analyses centrées sur la musique. Celle-ci permet en effet de comparer différentes attitudes à l’égard de la propriété intellectuelle. Certaines traditions considèrent les idées musicales comme appartenant au domaine public tandis que d’autres préfèrent les attribuer à des créateurs indentifiables. La comparaison permet aussi de mettre en lumière les différents statuts économiques des ces idées, de leur gratuité totale à leur marchandisation la plus systématique.

 

Depuis une vingtaine d’années, les conditions de création et d’appréciation de la musique se sont fondamentalement transformées. Les innovations technologiques facilitent aujourd’hui l’enregistrement et la reproduction simple et fidèle des sons et le réseau internet a permis d’amplifier les échanges, les rendant, au besoin, anonymes.

 

Parallèlement le marché des « musiques du monde », autrefois cantonné à une poignée de connaisseurs, s’est considérablement élargi occupant une place croissante dans les médias et dans les magasins de musique.

 

Ces deux évolutions concomitantes ont conduit à remettre en question les principes jusque-là communément admis du droit d’auteur et du copyright musical. Comment en effet réguler les pratiques engendrées par les nouvelles possibilités de reproduction et de diffusion des enregistrements ? Jusqu’où peut-on s’approprier la culture « des autres » ? À qui au juste appartiennent les « patrimoines immatériels » ?

 

Au-delà de ces questions se profilent celles, plus générales, touchant les mécanismes de la création : Comment l’apparition des idées musicales lorsque les pratiques des musiciens rendent manifestement caduque la notion d’ « oeuvre » et d’ « auteur » ? Comment l’apparition et la circulation des idées en musique s’inscrivent-elle plus largement dans le débat sur la propriété intellectuelle ? Celui-ci parcourt actuellement la plupart des disciplines artistiques, techniques et scientifiques.

 

Les études rassemblées dans ce numéro constituent des « ethnographies du copyright », au sens où chacune tente, à sa manière, de suivre au plus près les principes vernaculaires de la propriété des idées musicales. Elles détaillent pour cela des situations de performance, des marchés conclus ou des mésententes, dans leurs spécificités culturelles, mais aussi dans leur confrontation aux principes et pratiques, désormais mondialisés, de la propriété intellectuelle.


  • Dossier de presse et table des matières détaillée en pièce jointe

mqb_dp_gradhiva.pdf MQB_DP_GRADHIVA.pdf  (856.2 Ko)


Mardi 23 Novembre 2010
Christine Guillebaud, Victor A Stoichita, Julien Mallet coor