L’anthropologie au risque de la biomédecine et des sciences appliquées: penser la santé au travail et la réadaptation sans y laisser sa chemise.


Un large éventail de pratiques définit le travail de l’anthropologue. En dehors des tâches d’enseignement et de la recherche qui s’effectue à l’intérieur des départements d’anthropologie, la personne diplômée de cette discipline académique peut être amenée à intervenir dans une foule de domaines et d’activités qui, s’ils sont souvent liées à la recherche, comportent des contraintes et des attributs spécifiques. Ces attributs se rapportent aux conditions de la recherche en dehors des milieux universitaires et de la mission que se donnent certains organismes ou centres de recherche et font que certaines conditions de recherche sont indissociables des politiques publiques ou de certaines orientations ministérielles. Dans le présent exercice, je vais parler de la recherche dans le champ de la réadaptation au travail au Québec en ma « qualité » d’anthropologue et de chercheur au sein d’une organisation dont la mission première est de contribuer par la recherche à la prévention des lésions professionnelles ainsi qu’à la réadaptation des travailleurs qui en sont victimes. Cette organisation établit en cela des priorités de recherche, noue des ententes et des partenariats avec différents milieux universitaires, professionnels ou autres et diffuse les résultats de ses recherches à partir d’un modèle de transfert des connaissances bien précis. Plusieurs spécialités de recherche sont interpellées, notamment la chimie, la biomécanique, l’ergonomie, l’ergothérapie, la physiothérapie, le droit et différentes disciplines qui composent les sciences humaines et sociales, dont la sociologie et l’anthropologie. C’est dans ce cadre de pratiques, la santé et la sécurité du travail, que je réalise des activités et des projets de recherche en réadaptation, en tentant de conserver/cultiver l’originalité et l’apport d’une approche anthropologique pour la production de connaissances dans cet univers qui demeure relativement peu exploré par les anthropologues.

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L’anthropologie au risque de la biomédecine et des sciences appliquées: penser la santé au travail et la réadaptation sans y laisser sa chemise.
Rédigé le Lundi 7 Octobre 2013