La dramathérapie, un processus thérapeutique qui facilite l'intégration des personnes sourdes à l'Université


José Camacho


Cet article  aborde l’utilisation du jeu comme thérapie musicale et théâtrale (dramathérapie) pour personnes Sourdes afin de retrouver le caractère ludique et amusant de la thérapie et   faciliter leur intégration à l’Université.
Ceci est fondamental dans la thérapie et l’exploration du  plaisir partagé à travers le jeu, le déroulement expressif et créateur de chaque malentendant et sa participation physique émotionnelle et ludique au sein du groupe.
L’explication du pourquoi les personnes Sourdes montrent d’énormes difficultés d’adaptation à l’Université est devenu un intense débat parmi divers postulats théoriques de ces  décennies.
Les choix d’une société en termes de scolarisation des personnes Sourdes, sont tout d’abord liés à la détection de la surdité ainsi que la reconnaissance ou non de la langue des signes. Les options de scolarisation offertes sont aussi liées aux programmes d’adaptation mis en place. Les possibilités d’adaptation se situent sur un continuum qui va de la scolarisation en école régulière avec des services adaptées (audiologie, orthophonie, orthopédagogie, aides techniques, service d’interprétation), allant, à une extrémité, de pair avec une adaptation essentiellement axée sur la parole, à une scolarisation bilingue (LSF), allant de pair avec une adaptation signée ainsi qu’une ouverture sur la communauté Sourde et  culture Sourde.
Le problème de l’intégration  scolaire des enfants Sourds avec leurs contemporains, entendants, renferme encore de nombreuses difficultés qui n’ont toujours pas été complètement éclaircies. Etant  admis que le niveau intellectuel  et l’équilibre émotionnel ne font pas  fondamentalement obstacle à l’adaptation aux exigences du milieu des étudiants entendants, il faut encore s’assurer  que le stress continuel  qui peut accompagner les efforts  souvent  infructueux entrepris dans le but de comprendre  ce qui se dit à l’école, ne dépasse pas les possibilités de l’individu.
 Ou bien  de ce que sa résistance aux frustrations constantes qui surgiront par suite du retard dans le cours des activités scolaires ne constitue  pas une  menace pour sa santé psychique.
Parfois, les décisions prises par les parents qui s’appuient sur les estimations des psychologues, des pédagogues et des autres professionnels de la santé peuvent ne pas être précises quand il s’agit d’assurer à l’enfant les conditions optimales pour son plein développement ultérieur.
 Il arrive encore trop souvent que l’intégration se réalise  d’une manière mécanique, physique, qui consiste à placer l’enfant dans une école publique  sans se soucier ni du sort qui l’attend ni de ses propres sentiments dans une telle situation. Un grand nombre de conditions essentielles doivent être remplies pour que l’intégration puisse se passer sans troubles majeurs il faut  trouver les conditions nécessaires.
L’enfant entendant  commence à traiter les formes linguistiques et à se créer des représentations  linguistiques dans  le courant  de la première année. Cette activité chez l’enfant  Sourd  ne peut débuter qu’après  l’appareillage et ce dans les limites de l’amplification. En effet, l’appareillage, aussi performant  soit- il, ne restaure jamais une audition normale.
Il y a suffisamment des preuves empiriques qui montrent que les personnes Sourdes ont un niveau au-dessous des personnes entendantes au niveau scolaire, résultat qui a été reproduit dans divers pays (e. g. Di Francesca, 1972 ; Furth, 1966 ; Trybust & Karchmer, 1977.).


Conséquences de la Surdité

Les conséquences chez les enfants Sourds sont variées comme un retard dans le développement, parfois des problèmes psychologiques, affectives, cognitives et évidemment un langage difficile.
Pour l’adulte Sourd y il a une manque d’information sur l’adaptation, une instabilité émotive, à la fois une retrait des relations sociales pourtant il peut subir une discrimination et  se sentir exclu.
Vivre avec une surdité n’implique pas une absence de communication. Les Sourds oralistes, privilégient  parfois la langue parlée et la lecture labiale comme mode de communication, les Sourds profonds communiquent uniquement en langue des signes : aux Etats Unis la Langue de Signes Anglaise (L.S.A.),  est reconnue dans plusieurs états en tant que langue étrangère, en France, dans l’article 75 du code de l’éducation, Langue de Signes Française (L.S.F) est reconnue à part entière dans le domaine de l’enseignement sous la loi 11 février 2005, pour l’égalité de droit et chances la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La Langue de Signes Brésilien (LIBRAS)   est reconnue officiellement dans le domaine de l’éducation ; il est statué que chaque enfant Sourd a le droit d’apprendre dans sa propre langue et d’avoir le portugais comme deuxième langue.
Selon Foster (1988), « les jeunes Sourds qui se retrouvent parmi un groupe qui communique verbalement et dans lequel ils vivent des bris de communication, sont à plus haut risque d’isolement et d’exclusion sociale ».


L’intégration

On peut comprendre le malheur et la souffrance de familles avec des enfants Sourds, les échecs scolaires sont une monnaie courante dans notre société comme l’indique (Foster, 1998 ;  Roots, 1999.)  « Les jeunes Sourds sont plus susceptibles de vivre des émotions négatives intenses et de faire face à des situations de marginalisation sociale ». En effet,  ses jeunes se trouvent un peu isolés car ils doivent faire face à trois grands défis : le milieu familial, social et scolaire.
Glickman (1993)(1) a contribué à développer une série des typologies à propos de l’identité :
Être culturellement entendant. Le Sourd s’immerge dans le monde des entendants. Il utilise les codes des entendants, le Sourd  cherche à être plus comme les entendants que comme les Sourds.
Être culturellement marginal. Lorsqu’un individu Sourd est culturellement marginal, il cherche à être du côté des entendants et celui des Sourds mais il ne se sent à l’aise ni chez les uns ni chez les autres.
Le Sourd se sent parfois isolé, et avec un sentiment d’impuissance car il ne se sent pas reconnu.
Être en immersion culturelle. Lorsqu’un individu Sourd est complétement en immersion culturelle, il est intégré en totalité au monde de Sourds.
Être complètement biculturel. Ce Sourd est une personne complétement intégré à la société. A ce stade, le Sourd est capable de comprendre et d’analyser les différences entre son monde, celui des Sourds et le monde des entendants. Il donne une importance à la langue signée et à la langue orale.
Chacun de ses types d’identités est considérés comme un instrument qui donne au Sourd une meilleure définition de son identité.
Cette identité est sous l’influence de plusieurs facteurs comme la famille, l’environnement, les expériences individuelles, et surtout le début de la surdité et le type de surdité.   
Parfois le milieu familial est un soulagement pour le jeune Sourd, en effet  lorsque la famille est Sourde ou utilisent la Langue des Signes, la personne Sourde trouve un soutien communicationnel et à la fois émotionnelle. Mais si ce ne pas le cas, la personne se sent évidement isolée et frustrée.
Le milieu social est fortement influencé par la présence de plusieurs facteurs comme, le dépistage des premier années de vie, l’accompagnement, la prévention, l’accès aux nouvelles technologies, l’utilisation de la langue de signes française (L.S.F.).
Le milieu scolaire est une source de satisfactions ou  de frustrations. On peut voir qu’existent plusieurs types d’institutions adaptées pour les enfants, les jeunes mais pas pour ceux qui vont entrer à l’Université.
Lorsque les personnes Sourdes entrent à l’Université elles doivent se procurer de l’aide d’un interprète, l’étudiant Sourd doit lui-même s’occuper de la demande de prise en charge de l’aide humaine (interprète en langue de signes française L.S.F.) avec l’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées (L’AGEFIPH) et gérer les plannings des vacations avec les services d’interprètes. Malheureusement, certains cours ne sont pas traduits pour des raisons d’indisponibilité de l’interprète ou parfois selon la disponibilité de la prise en charge.
Mais la question principale que nous nous sommes posée avant de commencer à nous immerger dans la culture Sourde était comment le Sourd pourrait s’intégrer à l’Université face au regard des entendants.


Processus

La complexité de la dramathérapie  a nécessité, pour son  exploitation, la création et le développement des jeux théâtraux comme source principale du processus thérapeutique. Les jeux théâtraux non seulement font partie de la thérapie et deviennent parfois la thérapie elle-même.
Pour autant, il ne s’agit pas de fonder ainsi une nouvelle discipline, ni d’apporter un nouvel outil de recherche aisément généralisable, mais plutôt de réaffirmer, après en avoir fait l’expérience, l'intérêt de plusieurs approches thérapeutiques, dès lors que l’on s’intéresse à la complexité de l’existant. L’utilisation de la dramathérapie nécessite un état de détente, d’équilibres émotionnels et à la fois motivationnels.
Dans la dramathérapie n’existe aucune formule pour  l’enseignement du jeu ; le patient cherche à travers son propre vécu en essayant de résoudre chacun des problèmes qu’il aborde. L’habilité principale du thérapeute consiste peut-être à présenter les expériences aux patients de telle sorte qu’ils ne puissent échouer dans leur tentative pour les vivre. Pour cela il faut que l’attitude du thérapeute ne soit pas celle de quelqu’un qui « possède» un ensemble de connaissances qu’il va enseigner au groupe, mais plutôt celle d’un membre qui coordonne les activités, s’embarque avec les acteurs dans une recherche continue.
Quand le thérapeute devient l’autre compagnon de voyage, toute hiérarchie verticale disparaît et il se crée un climat de liberté et de collaboration indispensable pour le processus créatif.
 Une session de thérapie doit être avant tout amusante, excitante, et cela implique la participation active de tous les membres du groupe ; mais en plus, lorsqu’elle se termine, elle doit laisser  aux patients la sensation d’avoir vraiment avancé en la thérapie.
Le drame est un acte essentiellement social. A travers l’histoire, il a permis de mieux connaître la capacité de l’être humain à l’empathie et à l’identification à autrui. En effet le monde dramatique est un monde où chacun tient une part active. La thérapie offre également un accès à l’expérience du corps avant le verbe, étant par là- même un moyen d’accéder à la richesse insoupçonnée de l’esprit.
A  travers de l’action dramatique émergent les processus psychiques de l’individu, de la même façon que les symboles et leurs images.
La dramathérapie a de nombreuses fonctions instrumentales, soit d’ordre mnémonique (entraîner la mémoire) ou psychomoteur (contrôler le geste), soit d’ordre moral (illustration d’actes éthiques exemplaires), soit d’ordre purement pédagogique (comme divertissement compensatoire selon un rythme travail - loisir), les sentiments sont plus facilement représentés de façon non verbale. Leur travail est plus représenté dont la conscience est un élément clé de la dramathérapie.
Cette recherche était faite à partir de notre intérêt pour les personnes sourdes, malgré notre peu de connaissance de la Surdité, nous avons commencé à travailler avec les personnes à partir du  jeu.
C’était à partir du jeu, que nous avons commencé à découvrir le caractère de la personne sourde, ses émotions, ses sentiments, ses motivations.
Commencer par le jeu comme outil de thérapeutique nous permet d’établir une connaissance avec les autres personnes d’une manière émotive. Le jeu théâtral que nous avons effectué naît des émotions et ses émotions sont transmises par le groupe, dans ce cas le groupe thérapeutique.
« Plus qu’une distraction (un passe-temps) d’enfant, le jeu est une partie importante de la vie sociale ». R. Caillois ; 1979.
Le jeu théâtral nous a permis de découvrir la spontanéité, l’imagination, la création, le sens de l’amitié chez les personnes Sourdes.
Comme  première approche à notre intérêt thérapeutique, le jeu théâtral, nous a fait connaître l’objet de notre recherche  et nous a permis d’approcher à la culture Sourde. Cette approche était décisive pour mieux comprendre la richesse d’une culture  complètement différente à la nôtre (des entendants), apprendre leur langue  nous a beaucoup aidé  à nous  immerger  dans leur quotidien.
Le Sourd doit  avant tout croire à ce qui se passe autour de lui et à ce qu’il fait lui-même.
C’est le jeu comme expérience créative inscrite dans le temps et l’espace, qui est intensément réel chez le Sourd. Jouer doit être avant tout un acte spontané chez les sourds et non l’expression d’une soumission ou d’une obligation.
A partir du jeu théâtral, nous avons utilisé diverses techniques d’assimilation, de concentration, d’imagination et de création.
Tous les jeux théâtraux exposant les situations issues des histoires de vie des participants et dans lesquelles se passent des problèmes intéressent l’ensemble des personnes présentes.
Le jeu est à priori une action ayant pour but le changement social. Il s’est pourtant révélée dans la pratique, avoir un effet inattendu : celui d’analyseur.
Le jeu bien pensé est un exercice d’anthropologie pratique, un détour pour se penser soi comme un autre. Le jeu théâtral  nous a offert  un exemple de pratique ritualisée qui a permis une mise à distance de soi et aide à se situer par rapport aux autres.  
Notre travail consistait à créer des approches thérapeutiques liées au Drama, une des premières était l’approche créative-expressive, qui a permis au Sourd de trouver l’espace adéquat, pour s’exprimer, pour montrer ses angoisses, ses peurs, ses conflits mais aussi pour  partager sa vision du monde qui l’entoure.
Cette première approche était basée à partir de jeux théâtraux, jeux que nous avons exécutés à partir des divers modèles théâtraux.(2)
L’approche suivante était l’usage de divers éléments du jeu théâtral. Pour cette approche nous avons utilisé : le jeu de rôles, l’improvisation et nous avons inclus : vêtements, pupes  musique, danse, marionnettes, etc.   
Il faut comprendre que le Drama est un acte essentiellement thérapeutique, grâce à lui,  l’individu, extériorise tous sentiments, frustrations, tout son être intérieur. Nous avons compris que le Drama était un outil d’expression par lequel le Sourd à bientôt compris que sa gestuelle avait différentes manières d’expression(3).
La dernière approche était l’approche thérapeutique. L’approche thérapeutique était la plus délicate, et celui qui nous a pris le plus de temps (environ deux ans). Nous avons récolté tous les exercices faits pendant ce temps-là et nous avons fait  une pièce de théâtre. La pièce de théâtre était née à partir de l’imagination et la création du groupe de Sourds, une pièce complétement gestuelle sans utiliser la Langue de Signes.
La liberté gestuelle a joué un grand rôle  l’absence de toute contraction musculaire, l’obéissance parfaite de tout le système physique aux exigences de la volonté. Seule une telle discipline a permis au Sourd d’exprimer avec son corps, en toute liberté et sans la moindre entrave.
Le Sourd a compris à partir de la pièce de théâtre que jouer est  apprendre avec une longue patience et d’une manière systématique. Le sourd a dû  croire à ce qui se passe autour de lui et surtout à ce qu’il faisait lui-même.
L’émotion chez le Sourd est née de la régularité, de l’harmonie de ses gestes quotidiens mises en scène.
Le  geste a été construit en fonction du personnage scénique qu’il a incarné. Ces gestes avaient la caractéristique de  n’être pas  répétés avec trop d’insistance car ils perdaient leur valeur et ils pouvaient devenir ennuyeux.
Dans le processus créatif de la pièce, le facteur le plus important était l’action réelle dirigée vers un but précis. Lorsque le but était clair par rapport au Sourd les idées ont surgi, elles furent exprimées, pourtant elles ont créé un effet libérateur chez le Sourd.


Conclusions

  A partir de notre recherche nous avons trouvé plusieurs conclusions :   
 Les Sourds ont manifesté leur émotion à partir des exercices pratiqués, en tapant dans les mains, en faisant des mouvements corporels au rythme de la mélodie,  et certains ont suivi la pulsation du rythme.
Les Sourds ont trouvé dans les instruments de musique non seulement un outil de communication mais aussi un complément de jeu ludique.
Les séances de jeux théâtraux partagées par le groupe ont créé une expérience commune qui a construit et renforcé les relations, la cohésion du groupe. Cette expérience a favorisé le développement d’un langage vital pour débattre des processus de l’interaction et du travail du Sourd. Le jeu était un complément de la thérapie mais  le processus était le fondamentale.
Au contraire, les jeux  que nous avons faits étaient  un mélange d’éléments thérapeutiques (Dramathérapie et Musicothérapie) qui, combinés, ont produit une activité complexe.
Certains jeux de sensibilisation ont renforcé  les sens du Sourd,  les jeux de mouvement  développent l’orientation dans l’espace, la vitesse de réaction, le contrôle de la réaction, la coordination ou la dissociation du mouvement, etc. D’autres aspects de la thérapie ont libéré l’imagination ou ont aidé à acquérir et à développer des aptitudes rythmiques et musicales ; d’autres ont affiné l’utilisation ou l’animation d’objets réels ou imaginaires, et  des aspects dramatiques ont permis au Sourd d’apporter du matériel narratif pour la création de fables.
Un des buts essentiels de la Dramathérapie, fut de rendre le Sourd conscient de ses propres besoins individuels et groupales à réagir aussi devant un stimulus extérieur ou intérieur pour retrouver l’imagination et l’expression.
Tout le processus thérapeutique a pourtant exploité l’imagination et l’inconscient est devenu conscient chez le Sourd.
Notre travail a mis en évidence plusieurs choses :

1. d’abord le Sourd doit être conscient qu’il  appartient à une communauté Sourde et parfois entendante qui le soutiennent,

2. l’intégration à l’Université dépend non seulement de lui mais aussi de l’entourage qui existe.

3. Faire la pièce de théâtre nous a montré comment le Sourd pouvait s’intègrer à une société entendante (dans ce cas l’Université) et comment les entendants assimilent le fait de partager sa vie quotidienne avec des personnes Sourdes.

La thérapie n’était pas faite seulement pour créer une espace de détente pour la personne Sourde sinon pour lui faire comprendre qui existe autres possibilités d’intégration. La pièce était un pari risqué pour nous et  même pour les Sourds, nous n’avons pas voulu que le public soit exclusivement Sourd, sinon plutôt entendante.
 Nous avons pris le risque de travailler avec des personnes Sourdes sans parler leur langage (que l’on a appris avec le temps), avec une thérapie peu connue comme la Dramathérapie(4), nous avons dû assumer notre travail thérapeutique à partir de notre enthousiasme et notre intérêt pour les personnes Sourdes.
Apres deux ans, la Dramathérapie a apporté des nouveaux outils thérapeutiques aux personnes Sourdes, elle a facilité l’intégration des personnes Sourdes à l’Université(5) et a contribué à changer un peu la vision qu’en avaient  les personnes entendantes.
La thérapie a changé la vision du Sourd vers lui-même et vers les autres, il a appris à contrôler ses émotions et ses sentiments.


Notes
1. Glickmann, N.S. and J. C. (1993) Measuring Deaf Cultural Identities: A Preliminary investigation. Rehabilitation Psychology, vol 38. N. 4.
2. Nous avons trouvé divers modèles de jeux théâtraux et nous les avons adaptés aux personnes Sourdes pour  notre recherche : Viola Spolin, Clive Barker,  Constantin Stanislavski, Anton Tchekhov, entre autres. 
3. Nous comme chercheurs, nous avons abordé notre travail à partir du corps et le geste du Sourd. 
4. Elle est connue et bien développé en Angleterre et aux Etats –Unis.
5. Tous les Sourds avec lesquels nous avion travaillé ont entrée à l’Université mais seulement trois entre eux ont  dû quitter  l’Université par des raisons financières. 

Bibliographie

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Barker, C. Theatre games. A new approach to Drama training. Methuen Drama. U.K.1977.
Chekhov, A. Tchekov par lui-même. Editions du seuil, 1961.
Delaporte, Y. Les sourds, c’est comme ça  ethnologie de la surdimutité. Paris.  2002.
Gérard, D. Eléments de Musicothérapie: clinique, technique, formation.  Dunod.1991.
Grocke, D. Wigram, T. Receptive Methods in Music therapy: Techniques and clinical applications for Music Therapy Clinicians, Educators and Students. London 2007.
Gombert, J. Leybaert. J. L’acquisition du langage par l’enfant sourd. Marseille. 2005.
Harter, J. H. Le jeu : essai de déstructuration. Le Harmattan. 2002.
Harlan, L. Quand  l’esprit  entend. Histoire des Sourds muets. Paris. 1996.
Helen Keller. Sourde, muette, aveugle. 2001.
Langley, D. An introduction to Drama therapy. Sage. 2006.
Lecoq, J.  Le théâtre du geste. Paris. 1987
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Lieff, B.  Dancing without music: Deafness in America. 1980.
Spolin, V. A directors Handbook. 1985.
Spolin, V. Theater games for the classroom. Teacher’s handbook. 1986.
Stanislavski, C. La formation de l’acteur.1984.
Tadeusz, G. Développement et éducation des enfants sourds et malentendants. Editions Presse Universitaires de France.
Trémel, J. Jeux de rôles, jeux vidéo, multimédia. Les faiseurs de mondes. Paris. 2001.
Torres, P. Dramaterapia. Editorial cuarto propio. 2000.


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Pour citer cet article : José Camacho : "La drmathérapie, un processus thérapeutique qui facilite l'intégration des personnes sourdes à l'Université", 18 octobre 2012, http://www.anthropoweb.com/La-dramatherapie-un-processus-therapeutique-qui-facilite-l-integration-des-personnes-sourdes-a-l-Universite_a527.html, ISSN : 2114-821X, Le Portail des sciences humaines, www.anthropoweb.com.

Vendredi 19 Octobre 2012