L'anorexie et la laideur


Claudine Sagaert


Introduction
 

Milan 2007. Couché sur d’immenses affiches publicitaires surgit un corps féminin décharné, famélique, émacié. Cette image n’est pas celle d’une icône qui attire et fascine. Elle n’est pas celle d’un archétype véhicule de beauté. Effrayante, dérangeante, inquiétante elle dit la détresse, la fragilité, la fuite du désir. Antonyme même de l’image idéale du corps féminin, elle en dit sa laideur. Si cette affiche n’est pas en-soi dénuée d’esthétisme,  elle donne pourtant à penser une possible filiation entre la laideur et l’anorexie.  Car  si on considère que la laideur renvoie à  une privation, une impuissance, une dégénérescence, qu’elle est de l’ordre de ce qui n’est pas souhaitable, qu’elle est le signe d’un écart par rapport à l’être qui devrait être,  qu’elle est de l’ordre de l’imperfection, de « l´informe et de l´inachèvement  »(1), qu’esthétiquement elle dessine l’affaiblissement du corps et donne à voir des « corps hybrides, désincarnés, dévitalisés »(2), alors ne peut-on pas défendre que l’anorexie est fille de la laideur ?
 

Les effets d’une volonté toute puissante
 

Physiquement d’abord,  rappelons que l’anorexie  se caractérise par la perte d’appétit résultant d’une restriction de l´alimentation. Elle entraîne des insomnies, une chute des cheveux, une fatigue excessive, une sensation de froid permanente, des pertes de mémoire, une aménorrhée,  une apparition d’ostéoporose,  des malaises,  une chute de la tension,  des angoisses régulières... Mais aussi, une hyperpilosité, appelée « laguno » qui se présente sous la forme d’un duvet sur les joues, les bras et le dos. A cela il faut ajouter qu’elle conduit à des difficultés relationnelles majeures, des relations sociales pauvres,  une vie sexuelle inexistante. Sans compter que bien souvent  plus aucune expression ne peut se lire sur ce type de visage émacié « à l´exception d´une terrible et terrifiante grimace mélancolique. L´éclipse des traits du visage comme la disparition de l´incarnat semblent servir à exhiber le dessin squelettique du visage »(3).
Si ces signes œuvrent au vieillissement prématuré du corps, à l’absence d’épanouissement, pourtant paradoxalement, l’anorexique n’appartient pas à la zone d’ombre occupée par les exclus, ceux considérés sans volonté, présentés comme incapables de faire le moindre travail sur soi, ceux que l’on appelle les trop gros, les trop gras, ceux qui occupent toujours  trop d’espace et qui sont toujours trop... de trop. Car, l’anorexique affirme un contrôle sur elle-même, elle maîtrise son alimentation, fait du sport et cherche toujours à se dépasser en refusant la sédentarité, le laisser aller, la passivité, la mollesse, le flasque,  les chairs dégoulinantes...
Et pourtant, son corps affiné, sculpté mais aussi décharné, son « corps-œuvre »(4) est un corps souffrant, blessé, qui dans sa progressive dématérialisation tend à rejoindre ce qu’il fuyait peut-être, la laideur puis la mort. 


 

Le refus d’un corps-matière


 

Si on considère que l’anorexie est un trouble essentiellement féminin, qu’il est présent  dans l’histoire des mentalités bien avant que le XXe siècle le reconnaisse, on peut se demander s’il ne serait pas lié à l’histoire même du féminin. Car, si la considération du corps de la femme a le plus souvent été pensée en terme de vivant, de  matière organique, plutôt qu’en terme d’esprit, comment expliquer alors que le corps  décharné présenté par les anorexiques sous l’influence d’une volonté toute puissante, ne soit pas révélateur d’un refus de ce corps-matière ?  Le refus du corps-matière,  ne renverrait-il pas au désir de devenir autre, de parvenir par une désincarnation progressive à un pur esprit, à une  pure rationalité, à une « raison pure » (5) selon l’expression d’Isabelle Quéval ? Car ne retrouve-t-on pas  chez les anorexiques un désir de toute puissance,  qui refuse toute animalité, toute matière, toute étendue ? En effet si l’anorexique ne cesse de montrer une volonté sans limite, de ce fait c’est bien à une « crispation   de  la  raison  sur  sa    pure     effectivité »(6)à laquelle on assiste.   En cela, l’anorexie ne serait-elle pas alors le symptôme d’une quête de l’être féminin  dont la re-création ou l’auto-création serait mise en échec pas la destruction qu’elle engendre? 
Si effectivement, comme certains historiens l´ont défendu, l´anorexie sainte(7) de certaines jeunes femmes au Moyen-âge et à la Renaissance ne sera pas séparable du statut de la femme à cette époque, que ce type d’anorexie pourra être considéré comme une forme de rébellion, une forme de refus de la femme soumise, donc mariée et mère, on peut se demander si aujourd’hui,  le signe à lire dans l´anorexie, ne serait pas aussi révélateur d’un malaise dans le rapport de la femme à son corps.  Car, s´il est possible de reconnaître l´influence des médias, de la publicité, de la mode, il ne semble pas possible de lier l´anorexie uniquement au désir de ressembler à des mannequins.  « La hantise de grossir ne répond en rien à un désir d´être à la mode ou de correspondre à telle image publicitaire »(8). De ce fait, ne faudrait-il pas lire alors dans ce désir extrême de minceur, une négation de la chair, de la matière et une valorisation extrême de l’esprit ?  Car si la femme a souvent été pensée à partir de son corps, de son animalité, de cette étendue de matière, on ne peut que reconnaître que le corps anorexique est négation de matière. Et que de ce fait,  « la maîtrise du corps visée est en certains aspects, une « décorporeisation »  dans laquelle   la notion même de matière (...) est niée »(9).  Le rejet de la graisse, de la chair, de l’épaisseur de la peau  ne rassure-t-il pas les anorexiques  quand elles voient se dessiner leurs « os sur leur corps » (10)?  Sans compter que lorsque le sujet est boulimique,  il se fait « vomir, pour expulser l’infâme, c’est à dire l’abandon de soi, (...) et  [il multiplie] (…) les efforts physiques jusqu’à l’épuisement pour se punir d’avoir transgressé la règle »(11). Or, l’infâme est celui qui est incapable de maîtrise, celui qui est puni pour délit de faiblesse. L’infâme, ne mérite pas la considération, la renommée. L’infâme, dans ce cas est infâme à cause de la matière qu’il a incorporée. Or dans la logique anorexique, la raison ne doit  se nourrir que d’elle-même (12) puisqu’il faut parvenir à avoir un corps le plus plat possible, puisqu’ « il faut un corps transparent, modélisé, design, presque comme un écran plat d’ordinateur (...) »(13).  Or ce corps le plus plat possible répond à une  « négation des formes et des formes féminines en particulier » mettant à distance « (...) les indices de la féminité ; la grosseur [qui] évoque la grossesse, les règles [qui renvoient à] la possibilité de procréer (...) »(14).  N’y a-t-il pas là, la révélation d’un désir d’autocréation, voire une re-création ? Comme si la jeune femme refusant d’être ce qu’on lui a toujours demandé d’être, s’autorisait à être autre que ce qu’elle est ?  A l’image de certaines tentatives de suicide qui sont parfois le signe d’un désir de renaissance, l’anorexique ne souhaiterait-elle pas être autre, même si c’est  au risque de ne plus être, de disparaître ? 


 

Une auto-création


 

Et pourtant, cette autocréation ou re-création accumule tous les paradoxes, d’un côté le refus de tout lien, et en même temps, le refus  de  « compter pour du beurre »   donc   « compter  pour   de vrai »(15). A la fois une totale dépendance, l’enfermement dans des conduites autodestructrices dans lesquelles le sujet est dessaisi de lui-même et en même temps « un acharnement impitoyable à vouloir n´offrir aux autres aucune autre faiblesse que celle de ne pas en avoir »(16). Ainsi, l’anorexique semble en proie à une lutte sans fin, celle de se ressaisir comme pour ne pas disparaître tout en provoquant sa propre disparition. Un désir de construire une personnalité et une unicité et l’impossibilité de dire « je ». Si l’anorexique ne veut pas être détruite par le monde  pourtant elle se détruit elle-même. Et finalement « en rêvant d´une vie sous l´emprise de la volonté, elle perd complètement la maîtrise de sa vie. [Or] l´idéal du contrôle construit afin de modeler la réalité et de la transformer aboutit à la destruction de toute réalité » (17). Le «désir de se retrouver » (18) ne se réalise qu’en se perdant.


 

Le corps et sa laideur


 

S’il est possible de penser que  les anorexiques fuient la laideur symbolisée par le corps flasque, aux chairs tombantes, pendantes, aux amas graisseux, paradoxalement elles troquent une laideur pour une autre laideur, celle de l’os, du décharnement. « A l´esthétique de la chair, elles opposent et revendiquent volontiers une esthétique de l´os »(19), du squelette.  Ce corps nié est  pourtant adulé et ceci  de manière encore paradoxale, dans sa propre négation. Le squelette, ce qu’en principe on ne voit pas, on ne doit pas voir, surgit sous la peau, fait une lente apparition au cours de l’évolution des troubles. Ainsi, plus proche de la mort que de la vie, l’anorexie dit l’affaiblissement du corps, l’absence de bonne forme. Ni femme ni jeune fille, jeune et déjà vieille, l’anorexique est bien un être hybride dont la minceur du corps, un corps extrêmement pâle, parfois d’ « une blancheur étale et létale »  est comme « surmonté d´une tête qui appartient à un autre âge » (20) . La laideur se situe « du côté du visible, voire même du trop visible »(21). Philippe Givre, perçoit dans ces corps anorexiques « l´omniprésence d´une vieille femme (personnification de la mort) au sein de la psyché de ces jeunes filles. En donnant à voir ces corps vieillis prématurément, comme anémiés et cadavériques, l´anorexique atteste de l´existence et de la prégnance d´un fantôme en provenance de la lignée maternelle. (...) L´esthétique corporelle anorexique de ces « jeunes vielles » réincarne ce fantôme maternel et /ou grand-maternel, sorti du placard où il hibernait, ce fantôme après avoir rodé le temps de l´enfance s´offre dorénavant en transparence et au grand jour à travers la silhouette de ces jeunes filles, vieilles avant l´âge. »(22) N’est-ce pas pour cela que ces jeunes filles ne sont ni elles-mêmes, ni leur mère ni leur grand-mère, mais qu’elles pourraient être l’incarnation du combat de toutes les femmes qui n’ont jamais été entendues lorsqu’elles refusaient de n’être qu’un corps ? Inconsciemment ne seraient-elles pas une figure de la révolte de l’être féminin, de cet être à qui durant des siècles on a refusé force, esprit et volonté ? Telle une artiste et de manière totalement fantasmatique, l’anorexique ne se re-créerait-elle pas pur esprit en rejetant ce qui l’a aliéné des siècles durant, refusant alors tout ce qui est susceptible d’impliquer le féminin,  comme la courbe, la rondeur, la chair ?
Notons également que si  les anorexiques peuvent être considérées comme laides, elles « ne se trouvent pas particulièrement laides. On pourrait même dire qu´elles ne se voient pas laides »(23). Ce qui expliquerait d’ailleurs pourquoi certaines jeunes filles sont mannequins ou danseuses. Toutefois, cette négation de l´apparence corporelle, caractérise un déni du réel. Si les autres les voient laides, c´est qu´ils ne les voient pas telles qu´elles sont. L´anorexique comme le raconte Léa « est alors convaincue que [les autres] ne peuvent avoir qu´un jugement dégradant, dévalorisant et humiliant à son égard » (24). Mais paradoxalement, là encore,  quand une jeune fille rencontre une autre jeune fille anorexique « elle ne dispose pas alors de termes assez crus pour exprimer la haine et la violence qui la submergent à la vue insoutenable de la laideur de ce double semblable »(25). C’est bien en ce sens que l’on peut parler de re-création du corps chez l’anorexique car cette négation du corps réel semble  remplacée par l´image déréelle d´un corps-esprit idéalisé. Face  au « caractère menaçant d´un corps grossissant », la maigreur  « n´est jamais tout à fait suffisante »(26), cette re-création est de ce fait  sans limite puisque le corps idéalisé est toujours à parfaire.


 

De la fascination à la répulsion
 

Plus problématique est semble-t-il la fascination qu’inspire ces jeunes filles ou jeunes femmes.  D’un point de vue social, n’assiste-t-on pas dans le domaine du mannequinat ou de la danse, à une certaine admiration pour les anorexiques ? Serait-ce uniquement dans un but de profit ? Comment des mannequins dont la santé et même la vie sont en danger peuvent-ils être engagés ? « Doit-on croire que le recrutement des mannequins se fera désormais à la sortie des hôpitaux  »(27)? Ana Carolina Reston, une top-modèle brésilienne de 18 ans ayant  travaillé pour Armani  est décédée  en 2006, alors qu’elle ne pesait plus que 40 kg pour 1m74. Esthétiquement, si certaines jeunes filles ou jeunes femmes revendiquent la beauté du corps décharné, par déni de réalité le plus souvent, comment expliquer que la société érige ce type de corps en modèle. Il suffit de regarder les campagnes de publicités réalisées en septembre 2007 en Italie par le mannequin Isabelle Caro, photographié par Oliviero Toscani, pour se rendre à l’évidence. Comment un corps informe et squelettique pourrait-il être beau ? Comment expliquer que d’un côté il y ait un consensus pour reconnaître que les corps  victimes de dénutrition sont en danger et que paradoxalement d’un autre côté le monde de la mode, de la publicité ou même de la danse élève au rang de modèle des corps identiques ? 



Notes


1. Philippe Givre, Le visage ravagé par les yeux, ou la fascination de la laideur dans l´esthétique anoréxique,  in Adolescence, revue semestrielle de psychanalyse psychopatologie et sciences humaines – printemps 1997, Tome 15, numéro 1, Paris, Bayard Editions,  p. 78.
2. Ibid.
3. Ibid., p. 93.
4. Isabelle Queval, Le corps aujourd’hui, Paris, Gallimard, 2008, p. 198.
5. Ibid., p. 165.
6. Ibid., p. 167.
7. « L’anorexie sainte dès le Moyen-âge est une des conséquences de violentes punitions  qui vise à châtier le corps, responsable des désirs et des passions.  La « haine du corps » qui conduit à sa destruction lente et systématique ne procède pas d’une conduite nouvelle dans le paysage religieux. (...) Les religieuses prennent volontiers comme modèles des figures de femmes qui passent pour avoir châtié leur corps. Pendant longtemps ce furent Marie L’Egyptienne et surtout Catherine de Sienne ; mais à partir du XVI ème siècle, Thérèse d’Avila s’impose à toutes. » Jacques Gélis, Le corps, l’Eglise et le sacré, in Histoire du corps, Tome I, Paris, Seuil,  2005, pp. 46-47. Maltraiter son corps, c’est l’enlaidir. Ainsi par exemple, la privation de nourriture conduit de nombreuses religieuses  à limiter  leur repas à un peu de pain et d’eau. ( Cf. Ibid., pp. 47-48).
A ces abstinences ou « anorexie sainte » d’autres femmes préfèrent « l’ingestion du « saint vinage », un breuvage provenant de la macération dans du vin des reliques d’un saint. » (Rudolph M. Bell, Holy Anorexy, Chicago-Londres, 1985 ; trad. Fr. De Caroline Ragon-ganovelli, L’Anorexie sainte, Jeûne et mysticisme du Moyen Age à nos jours, Paris, PUF, 1994.) D’autres encore pour lutter contre toutes les tentations que le corps est susceptible d’éveiller n’hésitent pas à se mortifier, par des immersions dans l’eau froide, par la flagellation, par l’absence de sommeil... Jacques Maître écrit à propos de Sainte Catherine de Sienne : « Elle décide de prononcer un vœu de chasteté et concrétise cette résolution en altérant sa féminité : elle se coupe les cheveux à ras, elle se flagelle jusqu'au sang, s'ébouillante aux jets d'eau de Vignone, (...). Ayant contracté la variole, elle refuse de se soigner. Bientôt, elle s'abstient complètement de viande, de vin et de tout met cuit, à l'exception du pain, jusqu'à perdre ainsi la moitié de son poids. Elle réduit également son sommeil d'une façon sévère. (...) Vers 23 ans, selon Raymond de Capoue, elle ne mange “ plus rien”, c'est-à-dire qu'elle prend seulement de l'eau, des petites bouchées (surtout d'herbes amères) qu'elle suce et recrache ou qu'elle avale et vomit. (...) Catherine ajoute à sa répugnance pour la gastronomie un goût prononcé pour ingérer le pus des malades, assimilé au sang nourricier de Jésus. Ainsi, elle suce un jour le pus qui sort du sein d'une cancéreuse.» ( Jacques Maître, « Sainte Catherine de sienne : patronne des anorexiques ? », Clio, numéro 2-1995, Femmes et Religions, [En ligne], mis en ligne le . URL : http://clio.revues.org/index490.html. Consulté le 08 septembre 2008.) L’altération de la féminité pour ces femmes est liée à la revendication indirecte d’une remise en question du rôle de la femme à cette époque. Par cette conduite, elle échappe à toute vie conjugale et accède à une reconnaissance impensable autrement. Ce type d’attitude n’est donc pas sans relation avec le statut plus oppressif de la femme à la Renaissance. Comme le confirment Jacques Maître et Vannina Micheli-Rechtman :   « Le motif premier de telles mortifications est la volonté d'échapper à la vie conjugale que le conformisme (...) veut (...) imposer. » (Ibid)  En ce sens,  « (...) l’anorexie mentale serait un mode de réaction des femmes face à des structures patriarcales oppressives qui les conduisent à un certain type d’abnégation. Le jeûne devient alors pour ces femmes une nouvelle manière d’assumer leur pratique religieuse du côté d’une maîtrise de leur corps et des souffrances qu’elles s’infligent, permettant également d’obtenir, de ce fait, une place dans l’ordre religieux. Il existerait un lien entre le nombre de femmes qui jeûnent et le degré d’autonomie et de reconnaissance accordé aux femmes par la hiérarchie catholique. » ( Vannina Micheli-Rechtman, L’anorexie, un symptôme contemporain, in La clinique lacanienne no 6, http://www.cairn.info/biblio.php, consulté le 08/09/2008). Cet  enlaidissement volontaire  serait dans ce cas un moyen pour les femmes d’échapper à leur condition en pensant se dédier à Dieu.

8. Christiane Balasc-Variéras et Michela Marzano, Dictionnaire du corps, Paris, P.U.F., 2007,  p. 68.
9. Isabelle Queval, Le corps aujourd’hui, op. cit., p. 167.
10. Philippe Givre, Le visage ravagé par les yeux, ou la fascination de la laideur dans l´esthétique anoréxique,  op. cit., p. 104.
11. Isabelle Queval, Le corps aujourd’hui, op. cit., p. 168.
12. Ibid., p. 169.
13. Ibid., p. 165.
14. A. Birraux, l´Adolescent face à son corps, Paris, Editions Universitaires, 1990, p.75.
15. Noëlle Franck, Image rien qu’une image in  Adolescence, revue semestrielle de psychanalyse psychopatologie et sciences humaines – printemps 1997, Tome 15, numéro 1, Paris, Bayard Editions,p. 104.
16. Christiane Balasc-Variéras et Michela Marzano, Dictionnaire du corps, op. cit., p. 68.
17. Ibid., p. 70.
18. Ibid., p. 71.
19. Philippe Givre Le visage ravagé par les yeux, ou la fascination de la laideur dans l´esthétique anoréxique,  op. cit.,  p. 93.
20. Murielle Gagnebin, Fascination de la laideur, Seyssel, Champ Vallon, 1994, p. 41.
21. Ibid., p. 275.
22. Philippe Givre Le visage ravagé par les yeux, ou la fascination de la laideur dans l´esthétique anoréxique,  op. cit., p. 79.
23. Ibid.
24. Ibid., p. 80.
25. Ibid.
26. B. Brusset, Anorexie mentale et toxicomanie, in Adolescence, revue semestrielle de psychanalyse psychopatologie et sciences humaines – 1984, p. 299.

27. Philippe Givre Le visage ravagé par les yeux, ou la fascination de la laideur dans l´esthétique anoréxique,  in  Adolescence, op. cit., p. 81.

 

Bibliographie


 

BALASC-VARIERAS C. et MARZANO M., Dictionnaire du corps, Paris, P.U.F., 2007.
BELL RUDOLPH M., Holy Anorexy, Chicago-Londres, 1985 ; trad. Fr. De Caroline Ragon-ganovelli, L’Anorexie sainte, Jeûne et mysticisme du Moyen Age à nos jours, Paris, PUF, 1994.
BIRRAUX A., l´Adolescent face à son corps, Paris, Editions Universitaires, 1990.
BRUSSET B., Anorexie mentale et toxicomanie, in Adolescence, revue semestrielle de psychanalyse psychopatologie et sciences humaines – 1984.
FRANCK N., Image rien qu’une image in  Adolescence, revue semestrielle de psychanalyse psychopatologie et sciences humaines – printemps 1997, Tome 15, numéro 1, Paris, Bayard Editions.
GAGNEBIN M., Fascination de la laideur, Seyssel, Champ Vallon, 1994.
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MICHELI-RECHTMAN V., L’anorexie, un symptôme contemporain, in La clinique lacanienne no 6, http://www.cairn.info/biblio.php, consulté le 08/09/2008.
QUEVAL I., Le corps aujourd’hui, Paris, Gallimard, 2008.


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Pour citer cet article : Claudine Sagaert : "L'anorexie et la laideur", Le Portail des sciences humaines, www.anthropoweb.com, 28 février 2012, ISSN : 2114-821X, URL : http://www.anthropoweb.com/L-anorexie-et-la-laideur_a441.html

Mardi 28 Février 2012