"La pratique de l’anthropologie est bien un métier au sens où elle est le résultat d’un apprentissage académique et technique qui doit permettre la mise en œuvre d’un certain nombre de dispositifs théoriques et méthodologiques. Ces dispositifs forgés à travers l’histoire de la discipline révèlent le foisonnement des orientations quelquefois contradictoires et autorisent une sorte d’économie des regards, riche en quelque sorte de tous les parcours professionnels précédents et indispensables pour progresser dans les observations et les interrogations. Ainsi, dans un même champ disciplinaire, une même institution, il doit être possible de communiquer et d’échanger en s’enrichissant de la part « reconnue » des autres et de faire ainsi avancer un mouvement des connaissances sur cette question infiniment complexe de l’humain.
Il reste néanmoins que la pratique de l’ethnographie, de l’ethnologie ou de l’anthropologie selon que, à un moment ou un autre, l’accent sera mis sur l’une ou l’autre de ces entrées spécifiques, n’est jamais seulement un métier dont on peut s’extraire pour se réfugier dans un espace plus privé. C’est avant tout une magnifique expérience des liens les plus profonds, indissolubles qui s’établissent entre la vie et le travail dans notre société contemporaine. Rien n’est possible à comprendre de la part de l’autre, de tout autre si l’on ne paie du meilleur de sa personne et en ce sens, avancer dans cette expérience professionnelle, c’est aussi mûrir au plus profond dans son existence et s’installer ainsi dans une sorte de coexistence définitive.
Exercer un tel métier représente une chance exceptionnelle pour celui qui en bénéficie et qui s’en trouve transformé au plan moral, affectif et intellectuel. Et quelque part, cette chance nous donne une vraie responsabilité qui est de tenter, quelque soit la forme de cet essai, de dire le meilleur, le plus juste, le plus simple de cet entre deux entre les mondes qui s’impose comme grand pari contemporain."
Mots de Jacques Lombard
Il reste néanmoins que la pratique de l’ethnographie, de l’ethnologie ou de l’anthropologie selon que, à un moment ou un autre, l’accent sera mis sur l’une ou l’autre de ces entrées spécifiques, n’est jamais seulement un métier dont on peut s’extraire pour se réfugier dans un espace plus privé. C’est avant tout une magnifique expérience des liens les plus profonds, indissolubles qui s’établissent entre la vie et le travail dans notre société contemporaine. Rien n’est possible à comprendre de la part de l’autre, de tout autre si l’on ne paie du meilleur de sa personne et en ce sens, avancer dans cette expérience professionnelle, c’est aussi mûrir au plus profond dans son existence et s’installer ainsi dans une sorte de coexistence définitive.
Exercer un tel métier représente une chance exceptionnelle pour celui qui en bénéficie et qui s’en trouve transformé au plan moral, affectif et intellectuel. Et quelque part, cette chance nous donne une vraie responsabilité qui est de tenter, quelque soit la forme de cet essai, de dire le meilleur, le plus juste, le plus simple de cet entre deux entre les mondes qui s’impose comme grand pari contemporain."
Mots de Jacques Lombard
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Pour citer cet article : Sophie Haberbüsch, Itinéraires : Jacques Lombard, 7 décembre 2012, http://www.anthropoweb.com/Itineraires-Jacques-Lombard_a537.html , ISSN : 2114-821X, Le Portail des sciences humaines, www.anthropoweb.com.

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