Le pèlerinage des Indiens Tojolabal (Chiapas – Mexique) à San Mateo Ixtatan (Guatemala) Rite agricole et relations interethniques Carine Chavarochette


Carine Chavarochette


LES RELATIONS INTERETHNIQUES

Les pèlerins tojolabal et métis


Il existe deux niveaux de relations interethniques au cours du pèlerinage, à l’intérieur et à l’extérieur du groupe formé par les pèlerins. Il y a tout d’abord la relation existante entre les Tojolabal du municipe de Las Margaritas et les habitants du village de La Trinitaria ; puis celle qui met en contact les pèlerins et les Chuj. En effet, comme nous l’avons déjà souligné, les Tojolabal ne peuvent se rendre au Guatemala sans l’aide des autorités religieuses traditionnelles métisses de ce village, qui vont elles aussi en pèlerinage à San Mateo Ixtatan pour obtenir suffisamment de pluie pour leurs cultures.

Puisque les membres d’une confrérie sont associés entre eux par des relations de coopération agricole (terres communales, entraides pour les travaux agricoles, etc.), les Tojolabal ne cherchent pas à s’associer aux membres de la confrérie de La Trinitaria. Ils affirment ainsi que leurs ancêtres ont pu travailler ces terres (et par conséquent avoir des relations avec les ancêtres des habitants de La Trinitaria), et cela parce que Tojolabal et Métis ont parfois été victimes de l’assujettissement du même finquero ou de sa famille.

Dans le passé, les habitants de La Trinitaria parlaient le tzeltal. Puis seuls les membres de la confrérie religieuse, l’ont utilisée, avant que l’usage de cette langue ne devienne exclusivement celui du prieur, don Teodoro. Le prieur de langue tzeltal est le guide, celui qui connaît à la fois le chemin qui doit être emprunté et les prières nécessaires. Il est par ailleurs l’intermédiaire entre les Tojolabal et les Chuj de San Mateo Ixtatan. Pour différents Tojolabal interrogés, ceux qui ne parlent pas leur langue s’expriment forcément en tzeltal, comme les autorités religieuses de La Trinitaria. Par conséquent, ils associent le dialecte des Chuj du Guatemala au tzeltal.

Les Tojolabal ont besoin d’un intermédiaire parlant le tzeltal pour se rendre en pèlerinage à San Mateo Ixtatan. À l’heure actuelle, les Tojolabal peuvent eux aussi s’exprimer en espagnol, et à l’inverse du tojolabal, la langue tzeltal n’est pas proche du chuj. Ce n’est donc pas pour cette raison qu’ils ont recours aux habitants de La Trinitaria. Les habitants de La Trinitaria pouvaient avoir plus de facilités pour passer la frontière. En tant que frontaliers, ils ne devaient fournir aucun passeport pour se rendre dans le pays voisin. Un passe de soixante-douze heures aujourd’hui leur permet de voyager entre les deux états sans devoir présenter un autre papier migratoire. Ce document est réservé aux habitants mexicains et guatémaltèques des municipes frontaliers.

Les Tojolabal empruntant le territoire tzeltal pour se rendre au Guatemala ont l’obligation d’être accompagné par les descendants des tzeltal. Les Tojolabal eux-mêmes ne peuvent pas expliquer clairement pourquoi ils doivent impérativement recourir aux habitants de La Trinitaria. Ils affirment souvent que seul le prieur de ce village connaît le chemin à parcourir et les lieux où ils doivent se recueillir, et qu’ils se perdraient dans les montagnes guatémaltèques sans l’aide de don Teodoro.

Pour Walter Randolf Adams (1988), les Tojolabal ont besoin d’un prieur tzeltal parce que leur système de charges ne dispose pas d’alcaldes ou de regidores(18), les fonctions d’encadrement religieux sont inexistantes. Le système de charges de La Trinitaria présente par ailleurs le double avantage de combiner celui des Zinacantèques(19) (Mexique) et celui des Guatémaltèques. Cette position d’intermédiaire, d’entre deux, peut expliquer que les Tojolabal recourent aux Tzeltal. Ce phénomène rejoint l’hypothèse selon laquelle les Tzeltal seraient pour eux un intermédiaire de prestige (comme les Nahuas pour d’autres groupes indiens mexicains) pouvant donner un certain poids, les Tzeltal étant mieux reconnus au Mexique, notamment par les autorités politiques de ce pays.

Il se révèle que le lien entre le descendant des autochtones et la terre est très fort. « L’existence de ce lien explique que les descendants des autochtones aient le pouvoir d’accomplir les fonctions et les rites qui concernent la terre : eux seuls peuvent(20) … », c’est le cas de don Teodoro. Les Tzeltal sont considérés par les Tojolabal comme les descendants des autochtones(21). Leur présence serait de ce fait nécessaire dans les lieux sacrés, tandis que les Tojolabal, non originaires des terres chiapanèques, ne pourraient que se rendre au Guatemala en territoire chuj pour rechercher leurs origines. Les Tojolabal doivent traverser les terres des descendants des Tzeltal. Ils ont donc recours à ces autochtones pour pouvoir emprunter ces chemins. Ce phénomène témoigne une fois de plus de leur migration sur les terres chiapanèques.

Les groupes ethniques se construisent dans les échanges et les relations. Les groupes ethniques sont donc des constructions conjoncturelles qu’il faut replacer dans un contexte politique ou encore économique, en perpétuel mouvement.

Cet acte symbolique qu’est la vénération du territoire met en relief des origines, des racines ancrées dans un territoire distinct, un autre pays, une autre nation.

Les actions humaines paraissent avoir un impact sur les changements climatiques. Marcher se révèle être un compromis avec les divinités, il faut se rendre de l’autre côté. Pour réussir, le pèlerin doit vaincre les difficultés de l’espace cosmique et géographique, mais aussi se combattre soi-même à chaque instant. Le pèlerin est d’une part comme l’a défini Danièle Hervieu-Léger une figure typique du religieux en mouvement, représentant les parcours spirituels individuels (trajectoire d’identification religieuse, la pedida de lluvia se confond avec les motivations personnelles – envie de se surpasser ou remerciement d’une grâce obtenue), et d’autre part, il correspond à une forme de sociabilité religieuse établie sur la mobilité et l’association temporaire des Tojolabal et des habitants métis de La Trinitaria. Le pèlerin est un migrant, il vit une expérience migratoire, tout comme les Chiapanèques de plus en plus nombreux se rendant aux États-Unis.

Les pèlerins tojolabal se définissent tojolabal dans le contexte du pèlerinage. Leur identité ethnique dépassant les frontières nationales, ils s’affirment tojolabal avant de se sentir mexicain.

Une même prière en langue tzeltal est récitée tout au long de la romeria par le prieur (métis) de La Trinitaria, seul habilité à effectuer ce rite(22). Certains lieux de méditation des pèlerins correspondent à ceux des habitants chuj.

Ces lieux de recueillement indiqués par le prieur jalonnent le territoire et le délimitent. Les responsables religieux tojolabal et ceux de La Trinitaria sont présents à ses côtés, mais ces derniers ne connaissent pas cette prière, c’est-à-dire qu’ils ne pourraient la réciter seuls. Il est important d’interpeller les esprits des lieux en langue vernaculaire. En effet, selon une croyance partagée par les pèlerins, les divinités de la montagne ne comprennent pas l’espagnol.

Une fois de plus, les Tojolabal se posent, se situent en êtres inférieurs par rapport aux Tzeltal ou aux Métis. Selon eux, les divinités des montagnes, des sources d’eau, des grottes vénérées tout au long du pèlerinage ne comprennent pas la langue tojolabal ou du moins préfèrent être intercédées en langue tzeltal. De plus, les Tojolabal n’ont pas recours aux Tzeltal des villages de Los Altos de Chiapas mais aux Métis, descendants de Tzeltal, cultivant les terres de la région frontalière au Guatemala. Ce choix de la localisation du départ du pèlerinage serait d’autant plus essentiel si l’on considère (voir notamment, Lenkendorf, 1994) que les Tojolabal ont pu habiter, avant la Conquête espagnole, ces terres aujourd’hui frontalières de la région de La Trinitaria.

Pèlerins et Chuj

Les pèlerins des municipes de Las Margaritas et de La Trinitaria n’ont quasiment aucun contact avec les Chuj qu’ils rencontrent sur leur parcours. De Gracias a Dios à San Mateo Ixtatan, la relation interethnique à l’extérieur du groupe se limite à une relation commerciale, lors de l’achat de vivres ou de cierges. Déjà liée au commerce du sel à l’époque coloniale, la relation avec les Chuj semble être avant tout commerciale. Lorsque les pèlerins arrivent dans les communautés guatémaltèques, seuls les enfants partent à leur rencontre, attirés par le son des tambours et de la flûte. Don Teodoro s’entretient rapidement avec un représentant de l’autorité du village. Mais leur échange s’arrête à la demande d’autorisation pour dormir sur un terrain en limite du village ou dans le salon communal. Enfin, à San Mateo Ixtatan, la relation consiste à obtenir des responsables des bâtiments de la maison paroissiale, l’autorisation de passer la nuit dans ceux-ci pour une somme de cinq quetzals(23) par personne.

L’échange entre les deux communautés a pu se limiter au droit à payer pour pouvoir entrer dans les mines de sel(24), puis à l’achat d’eau et de sel bénits, de cierges jaunes vendus dans toutes les échoppes de San Mateo Ixtatan. Les pèlerins doivent les ramener théoriquement consacrés aux membres de leur communauté restés au Mexique. Une fois de plus, cette relation interethnique se limite à une relation commerciale.

Hormis ces brefs contacts, le groupe entre peu en relation avec les populations locales. Les sentiers empruntés sont souvent éloignés de toute habitation et les pèlerins semblent vouloir éviter toute rencontre physique avec les habitants des zones traversées. Pourtant aujourd’hui, la langue n’est plus un barrage, les Chuj comme les Tojolabal parlent l’espagnol. Toutefois, cette langue ne s’avère pas être la langue utilisée lors des rituels. L’espagnol ne devient pas un moyen de communication, mais au contraire se révèle être un obstacle à toute forme de relation. Seules les langues vernaculaires sont autorisées comme langage du rite.

Tojolabal et Chuj

Comme le souligne le responsable de la romeria pour les communautés tojolabal les plus traditionnelles : « Les Guatémaltèques nous reçoivent bien, quand vous leur demandez des tortillas ou la permission de stationner le camion, il n’y a pas de problème(25). » Ce Tojolabal n’utilise pas le nom de la communauté (chuj) mais celui de la nationalité pour définir l’autre. Un autre poursuit: « Les Guatémaltèques sont sympathiques avec nous, bien que vous ne les compreniez pas, car ils parlent le tzeltal(26). » L’autre est associé une fois de plus au tzeltal.

Certains Tojolabal, généralement ceux qui appartiennent aux villages, ne participent plus physiquement au pèlerinage, mais versent seulement aux participants des autres villages tojolabal une contribution financière ; le Guatemala et plus particulièrement le territoire chuj représente pour eux une inconnue effrayante(27). À l’inverse, l’influence et l’attraction que ce pays a pu exercer sur le Chiapas semblent persister chez certaines personnes âgées.

Le pèlerinage permet aux Tojolabal de vénérer un territoire qui n’est plus le leur, en limitant les relations avec ses occupants et ceux qui le contrôlent. Les Tojolabal demeurent ainsi dans l’espace du mythe. Il s’agit pour eux de réoccuper un territoire que leurs ancêtres auraient possédé. Il est alors nécessaire de suivre rigoureusement les lieux frontières de l’ancien territoire. La romeria destinée à mettre en valeur les rapports historiques existant entre les Chuj et les Tojolabal renforce davantage les liens entre les Métis descendants de tzeltal de La Trinitaria et les Tojolabal du municipe de Las Margaritas, que ceux entre les Chuj et les Tojolabal.

La romeria se poursuit au village, où tous les membres qui n’ont pu se rendre au Guatemala participent à la même dévotion envers saint Matthieu. Les prolongements et les usages sociaux de la réactivation du rituel sont nombreux. Les prolongements se perçoivent lorsque les cierges bénits ramenés du village de San Mateo Ixtatan sont allumés en l’honneur du saint. Les prières qui lui sont adressées dépassent le strict cadre de la pedida de lluvia. En effet, san Mateo est invoqué pour la guérison des hommes, mais aussi pour celle des animaux, ou encore pour des demandes plus personnelles. Lors du retour des pèlerins tojolabal dans leur communauté, le rituel est réactivé comme restructuration nécessaire de la société tojolabal à l’intérieur du Chiapas. Il en est de même à l’intérieur du groupe des pèlerins de La Trinitaria, qui utilisent alors le fait pèlerin comme un moyen de s’identifier et de se démarquer en tant qu’agriculteur, en opposition à ceux qui sont partis travailler à la ville voisine de Comitan ou aux États-Unis.

CONCLUSION

Les différentes croix associées à des tas de pierres et à des branches de pins disposés tout le long du trajet emprunté par les pèlerins, dessinent les contours du territoire mythique des Tojolabal, mais aussi les territoires actuels des populations autochtones. À travers la construction religieuse du territoire s’effectue la construction des frontières du groupe. L’accomplissement des différents rites religieux témoigne de l’occupation politique mythique du territoire. Jalonner le territoire mythique pour les Tojolabal, c’est projeter dans cet espace géographique leur construction historique. La dimension temporelle est totalement abolie par les pèlerins. Le pèlerinage leur permet de savoir d’où viennent leurs ancêtres, où se situent leurs racines.

Cette pratique religieuse met en relation deux communautés qui ont cohabité et partagé le même territoire il y a deux mille ans et qui aujourd’hui possèdent la même croyance en une divinité apportant la pluie. Barth a démontré que les frontières ethniques persistent en dépit du flux de personnes qui les traversent. Ainsi, la romeria n’efface pas la frontière ethnique existant entre les Chuj et les Tojolabal. Il a aussi démontré que les relations – souvent d’importance vitale – étaient maintenues à travers ces frontières ethniques. De fait, la frontière ethnique n’empêche pas les Tojolabal d’effectuer un pèlerinage en territoire chuj. Les Chuj tolèrent le passage des pèlerins tojolabal sur leur territoire et définissent les pèlerins comme des Tojolabal, ils ne distinguent pas les Métis de La Trinitaria des Tojolabal.

Aujourd’hui, ce pèlerinage correspond également au moment où des Tojolabal acculturés, c’est-à-dire ne parlant plus la langue, rencontrent ceux qui s’expriment toujours en langue vernaculaire. La reconstruction identitaire des Tojolabal (qui ont été pendant des décennies assujettis au travail forcé dans les plantations) se réalise alors au travers de la construction religieuse du territoire, mis en relief par le pèlerinage. Les frontières du groupe sont ainsi affirmées.

Les pèlerinages liés au calendrier agraire ont de tout temps existé en Méso-Amérique, mais la particularité du pèlerinage des paysans tojolabal réside dans le fait de superposer un rite agraire et la vénération d’une migration mythique, fondant l’identité de ce groupe pèlerin. Comme le signalait A. Dupront (1987), le pèlerinage est mémoire, le pèlerin doit retrouver les traces « historiques » du fondateur de la religion ou du culte, que la mémoire collective a besoin de vénérer.

Les Tojolabal veulent, en suivant les traces de saint Matthieu, retrouver le lieu mythique de l’origine du groupe. Les Tojolabal cherchent par le pèlerinage à affirmer leurs liens culturels et historiques avec les Chuj. Cependant, cet acte religieux ne se limite pas à la recherche de racines. Il semble aller plus loin en mettant en avant la vénération de la migration du groupe. Le chemin parcouru à l’envers mettrait davantage en relief le phénomène migratoire que les liens historiques avec les Chuj. L’identité des Tojolabal se fonde sur une migration. L’ethnicité s’affirme par le phénomène migratoire et par une déterritorialisation de l’espace. Les Tojolabal assumeraient ainsi leur différence par rapport aux autres communautés indiennes chiapanèques, considérées comme autochtones. En revalorisant leur identité ethnique basée sur leur migration au Chiapas, ils affirment, en ayant recours aux habitants métis de La Trinitaria, leur identité frontalière et dans une moindre mesure chiapanèque.

L’identité ethnique n’est pas ici basée sur la délimitation d’un territoire figé. La construction identitaire des Tojolabal ne fixe pas son origine sur un territoire mais au contraire, leur rapport au sol est lié à une migration, à une traversée d’espaces différents.

La romeria renforce l’identité ethnique des Tojolabal. L’identité ethnique des Tojolabal est revendiquée sur la base de la migration. C’est la migration des Tojolabal au Mexique qui est à l’origine de leur identité ethnique. Qui sont les Tojolabal ? Les Tojolabal sont un groupe maya proche des Chuj, originaires du Guatemala, qui ont immigré sur les terres des Tzeltal et qui sont aujourd’hui chiapanèques et Mexicains.

Notes
1. Unité administrative.
2. Poutignat citant Barth:12.
3. Ce centre offre aux Indiens une assistance juridique et médicale et favorise la promotion de l’enseignement bilingue.
4. Enquête de terrain 2001.
5. Les Tojolabal auraient quitté San Mateo Ixtatan au II e siècle de notre ère.
6. La finca est une grande propriété de plantation ou d’élevage, dont le propriétaire est non indien. La finca, proche de l’hacienda coloniale, apparaît essentiellement au XIXe siècle au Chiapas, époque où les Tojolabal vont se voir dépossédés de leurs dernières terres par les grands propriétaires terriens.
7. Possessions de grandes familles de propriétaires terriens.
8. Un mozo colono est un résidant permanent sur un grand domaine à qui le propriétaire attribue une petite parcelle pour la subsistance de la famille en contrepartie d’une certaine quantité de travail.
9. Forme de propriété de la terre, communale, apparue à la suite de la révolution mexicaine. Un processus juridique permet aux membres masculins essentiellement, aux chefs de famille d’un village ou d’un hameau d’obtenir un certain nombre d’hectares de terres en usufruit inaliénable. Ces dernières sont ensuite réparties équitablement entre eux, et chaque individu reçoit une parcelle à cultiver devant assurer la survie de sa famille.
10. Patron d’une finca.
11. Les sources historiques et ethnologiques signalent l’existence d’un pèlerinage au début du XX e siècle, mais ne peuvent affirmer si celui-ci se déroulait auparavant.
12. Depuis quelques années seulement, des femmes participent au pèlerinage.
13. À quatre jours de marche.
14. cf. Albores et Broda:1995.
15. Groupe de dévotion.
16. Un pèlerin tojolabal : Se pide la lluvia, si no hacemos la romeriano llueve y no podemos sembrar. Moriremos de hambre.
17. Formés par les autorités ecclésiastiques dans les années 60-70, les catequistas ont participé à l’évangélisation des communautés indiennes mexicaines et plus particulièrement chiapanèques.
18. Termes désignant des fonctions d’encadrement religieux.
19. Du village tzotzil de Zinacantan au Chiapas.
20. Vincent, 1995:18.
21. Les Tzeltal sont toujours nombreux au Chiapas, mais leurs villages se situent à plusieurs dizaines de kilomètres de La Trinitaria, dans une région nommée : Los Altos de Chiapas.
22. Il ne possède pas toutefois de charge de commandement proprement dite, à l’intérieur de la confrérie.
23. Environ un euro.
24. L’acte de visiter les mines de sel est une obligation religieuse pour les pèlerins mexicains.
25. Los guatemaltecos nos reciben bien, cuando piden tortillas o la permisión de dejar el coche, no hay problema.
26. Los guatemaltecos eran simpáticos con nosotros, aunque no se entendían, pues hablaban el tzeltal.
27. Pendant la guerre civile guatémaltèque, les pèlerins mexicains se sont déplacés exceptionnellement en transport public, empruntant un tout autre chemin. Le seul arrêt qu’ils ont pu faire au Guatemala a été celui du village de San Mateo Ixtatan.

Document sans nom

Bibliographie

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Lundi 8 Mars 2010
Carine Chavarochette